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Nous partageons aujourd’hui une archive INA consacrée à l’univers du turbocompresseur et à une époque pendant laquelle le mot « Turbo » suffisait à faire rêver les passionnés d’automobile.
Cette vidéo d’époque nous replonge dans les années où la suralimentation commençait à quitter progressivement les circuits automobiles pour s’installer sous le capot des voitures de série. Le turbo devenait alors un véritable symbole de puissance, de technologie et de sportivité.
Quand le mot Turbo faisait vendre des voitures
Pendant les années 1970 et 1980, les constructeurs automobiles ont largement utilisé le turbocompresseur pour développer des voitures plus puissantes sans nécessairement augmenter fortement la cylindrée des moteurs.
Le mot « Turbo » était affiché fièrement sur les carrosseries, les calandres, les jantes, les compteurs et même les sièges. Il ne désignait plus seulement une pièce mécanique : il représentait une nouvelle génération de voitures capables d’offrir des accélérations jusque-là réservées à des modèles beaucoup plus prestigieux.
Des automobiles comme la BMW 2002 Turbo, la Porsche 911 Turbo, la Renault 5 Turbo ou encore la Renault 18 Turbo ont participé à la popularisation de cette technologie auprès du grand public. chnologie issue de la compétition**
Le développement du turbocompresseur automobile a été fortement accéléré par la compétition. En utilisant l’énergie contenue dans les gaz d’échappement, le turbo entraîne une turbine reliée à une roue compresseur.
Cette roue compresseur aspire et comprime l’air envoyé vers le moteur. Une quantité d’air plus importante permet de brûler davantage de carburant et donc de produire plus de puissance, sans devoir augmenter proportionnellement la cylindrée du moteur. le 1, les rallyes et les courses d’endurance ont permis aux constructeurs de tester cette technologie dans des conditions extrêmes. Les solutions développées pour la compétition ont ensuite été adaptées aux voitures de série.
Renault a notamment joué un rôle majeur dans cette évolution avec son engagement en Formule 1 à partir de la fin des années 1970 et la première victoire d’une monoplace turbocompressée en Grand Prix en 1979. eux coup de pied du turbo**
Les premiers moteurs turbocompressés étaient souvent caractérisés par un temps de réponse important. À bas régime, le moteur pouvait sembler relativement calme, avant de délivrer brutalement sa puissance lorsque le turbo atteignait son régime de fonctionnement.
Ce comportement, souvent appelé « coup de pied du turbo », participait fortement aux sensations de conduite. Il demandait également une certaine anticipation, notamment sur les voitures puissantes dépourvues des aides électroniques que nous connaissons aujourd’hui.
Les turbocompresseurs modernes offrent généralement une réponse beaucoup plus progressive. L’évolution des roues de turbine et de compresseur, des géométries variables, des systèmes de régulation et de la gestion électronique permet désormais d’obtenir du couple dès les bas régimes.
Du symbole de performance à un équipement incontournable
Autrefois réservé principalement aux voitures sportives, le turbocompresseur équipe désormais une très grande variété de véhicules.
Il est utilisé pour augmenter les performances, mais également pour améliorer le rendement des moteurs. Il permet aux constructeurs de réduire la cylindrée tout en conservant un niveau de puissance et de couple adapté au véhicule.
Cette démocratisation a profondément changé l’image du turbo. Il reste associé à la performance sur les voitures sportives, mais il est également devenu un composant essentiel de nombreux moteurs essence et diesel utilisés quotidiennement.
Préserver les voitures turbocompressées historiques
Les voitures turbo des années 1970, 1980 et 1990 sont aujourd’hui particulièrement recherchées par les collectionneurs. Toutefois, leurs turbocompresseurs sont souvent devenus rares et certaines références ne sont plus fabriquées.
La restauration d’un ancien turbo peut nécessiter la récupération des carters d’origine, la fabrication ou l’adaptation de certaines pièces, l’usinage des composants et un équilibrage haute vitesse de l’ensemble tournant.
Chez BG Turbo, nous étudions régulièrement des turbocompresseurs anciens provenant de voitures de collection, de Youngtimers, de véhicules de compétition, de machines agricoles, de bateaux ou d’applications industrielles.
Avant toute intervention, le turbocompresseur doit être démonté et contrôlé dans notre atelier afin de vérifier son état et la disponibilité des composants nécessaires à sa restauration.
Pourquoi les premières voitures turbo avaient-elles un temps de réponse important ?
Les turbocompresseurs de cette époque disposaient souvent de roues et d’ensembles tournants relativement lourds. Ils avaient besoin d’un débit de gaz d’échappement important pour atteindre leur régime de fonctionnement et produire la pression de suralimentation attendue.
Le turbo était-il uniquement réservé aux voitures sportives ?
À l’origine, la suralimentation automobile était principalement associée à la compétition et aux modèles performants. La technologie s’est ensuite développée sur les moteurs diesel puis sur les moteurs essence de grande diffusion.
BG Turbo peut-il restaurer un turbocompresseur ancien ?
Une restauration peut être envisageable selon l’état du turbo et la disponibilité des pièces. Le turbocompresseur d’origine doit obligatoirement être envoyé à notre atelier afin d’être démonté, identifié et contrôlé avant l’établissement d’une proposition.
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